Voeux de la fédération de la dordogne du PCF

Discours vœux fédération PCF- Samedi 28 Janvier 2017
Laurent PEREA

Mesdames, Messieurs,
Cher-e-s Ami-e-s, Cher-e-s Camarades
L’année 2016 vient de se terminer et nous sommes nombreux, je crois, à penser que c’est une bonne chose, tant elle a été marquée par de bien tristes évènements dans le monde et dans notre pays.

Dans le monde, cela a été une année terrible pour celles et ceux qui ont tenté de fuir la guerre, la misère et les persécutions, en traversant au péril de leur vie, la méditerranée.
Les conflits armés et les drames humains qu’ils provoquent, marquent douloureusement nos consciences.
Je ne tairai pas ici, notre indignation devant la contribution croissante de notre pays à la prolifération des armes, car la France se place désormais à la 3ème place sur le podium honteux des exportations d’armement derrière les Etats Unis et la Russie.
C’est aussi une année terrible pour notre planète, dont le pillage et l’exploitation se sont accrus.
Notre planète, qui aura vu la moitié des espèces sauvages disparaître en 40 ans.
C’est un tout autre modèle de développement humain que nous devons concevoir et construire ensemble.
Il y a urgence !
Difficile cette année, elle l’a été pour des millions de nos concitoyens.
En fait, pas pour les patrons des 120 plus grandes entreprises Françaises, cotées en bourse, dont la rémunération globale a bénéficiée d’une hausse de 20% sur un an.
Et comme nous sommes encore en période de Fêtes, charité bien ordonnée commence par soi même ; Mr Carlos Ghosn, envisage de s’octroyer une plus-value de 6 millions d’euros, alors même que les salariés de Renault ont été conduits à réduire leurs jours de congés et leurs salaires.
Difficile cette année, elle l’a été pour notre département et nos collectivités locales, qui ont continuées de subir les politiques d’austérité et la réduction des dotations de l’état.
A l’ensemble de ces difficultés s’ajoutent toutes les menaces terribles sur la cohésion de notre société.
Des menaces entretenues, nourries, par des discours de division, de stigmatisation, qui poussent au repli identitaire, qui fait émerger la peur et le rejet de l’autre ; en raison de son origine, de sa couleur de peau, de sa religion, de son orientation sexuelle ; ou encore de son engagement syndical.
Il n’est pas responsable d’alimenter ces divisions, quand dans le même temps, de terribles attentats frappent des innocents, comme à Nice, à St Etienne de Rouvray, à Berlin ou Istanbul.
Il est au contraire urgent d’apaiser et de réunir tout cela, cet état du monde et de notre société, le manque de perspective et de changement progressiste concret et rapide, qui peut être source de désarroi et de repli sur soi.
Pour notre part, nous ne nous résolvons pas à ces régressions, et à la morosité que j’évoquais à l’instant.
Et nous voulons au contraire, porter une volonté de renouveau et de combativité.
Nous ne nous résolvons pas à la mise en cause de notre modèle social constitué des avancées progressistes gagnées par le combat de plusieurs générations.
Nous ne nous résolvons pas non plus aux attaques contre le service public, seul patrimoine de ceux qui n’en n’ont pas.
Nous ne nous résolvons pas à la répression des luttes et des salariés, comme celle qui a durement marquée les manifestations de 2016 contre cette loi de régression sociale et professionnelle indument appelé « Loi Travail ».
Nous ne nous résolvons pas à la surenchère libérale hallucinante de la droite qui nie, bien sûr, à une quelconque fatalité à la laisser triompher et à voir progresser une Extrême-Droite
Cette Extrême-Droite qui tente de se présenter comme une alternative alors qu’elle ne porte rien d’autre que la haine, la violence et le chaos.
Cela m’amène à l’actualité outre atlantique : 12 millions d’Américains ont été chassés de leurs foyers par le système financier lors de la crise des « subprimes ». 12 millions !
43 millions d’Américains survivent aujourd’hui grâce à des bons alimentaires. 43 millions !
Qui peut imaginer un seul instant qu’une société aux prises à un tel état de délabrement social puisse continuer comme si de rien n’était ?
C’est ce qu’ont crié les ouvriers, les employés, les chômeurs américains en élisant Trump.
Et cela peut paraître inouï mais ils l’ont dit en se jetant dans les bras d’un milliardaire raciste.
Et regardons chez nous. Dans les débats il n’est question que de croissance sans progrès, des absurdes 3% de déficit budgétaire à tenir, de migrants envahisseurs ou d’une réduction dès juillet 2017 des dépenses publiques de l’ordre de 100 milliards d’euros dont 1/3 sont jusqu’ici destinées aux collectivités territoriales…
Beau programme.
Tous ces chiffres qu’ils soient américains ou français affectent les consciences.
Sinon, pourquoi les couches laborieuses se sont-elles jetées dans les bras de leur pire ennemi ? Pourquoi, 87 % des ouvriers autrichiens ont voté en faveur de l’extrême droite locale lors de l’élection présidentielle ?
Pourquoi les couches populaires britanniques ont voté le Brexit à l’appel de leurs pires nationalistes et de leurs libéraux les plus convaincus ? Pourquoi en France, aux dernières élections régionales, le parti de la famille LE PEN a caracolé en tête des votes ouvriers ?
La richesse insolente des uns et l’impuissance des institutions publiques deviennent insupportables au grand nombre.
Cela craque. Cela craque de toute part
Une partie des couches populaires, découragées, qui s’était réfugiées dans l’abstention, qui étaient devenues spectatrices la vie politique, désormais, font à nouveau éruption sur la scène politique.
Les couches populaires revotent, et elles font même la décision. Elles le font contre leurs propres intérêts mais avec le sentiment de sanctionner légitimement l’indifférence et l’irresponsabilité de celles et ceux qui sont en partie responsables de leur situation. Elles revotent sur une promesse : celle d’être enfin protégées d’une mondialisation qui les tourmente et les exclus.

Nous ne nous résolvons pas à voir les enjeux environnementaux pour la planète et les générations futures subordonnées à la logique du profit. Haineuse et dangereuse.
En 2017, nous aurons à faire des choix, vous pouvez être assuré que les communistes ne seront pas ceux de la résignation à cette société.
Mais les épreuves doivent être affrontées avec détermination.
Affrontées parce que la réalité est là, et que nous entendons, témoigner de la force de cette volonté d’apaisement et de paix qui s’exprime sous bien des formes et par bien des voix à une tout autre échelle que notre département, mais à laquelle bien sûr, nous mêlons étroitement nos convictions et nos initiatives.
Face aux guerres, au terrorisme, aux violences d’État qui résonnent quotidiennement, chacun identifie bien que ce qui se passe à des milliers de kilomètres d’ici, au Moyen Orient, en Palestine, en Afrique, que ce qui se décide à Washington, Moscou ou Pékin, pèsent de tout de son poids sur la situation que nous vivons en France, dans nos villes et nos villages.
Cela interroge directement la responsabilité de l’État Républicain en matière de politique intérieure, dans le champ de l’économie, du social, de la sécurité, mais c’est bien dans son action sur la scène internationale que la France pourrait trouver quelques fondements à un nouveau projet de société humaniste.
Je voudrais illustrer mon propos sur la base de nos échanges commerciaux.
Tout premier au rang des pays exportateurs de matériels militaires très sophistiqués, produits par des groupes industriels surpuissants, l’État français, en étroite collaboration avec le cercle très fermé de ces grands patrons, passe contrat sur contrat avec des pays fauteurs de guerres régionales, ou de guerres civiles.
Y compris avec des pays sous embargo international décidé par l’ONU !
L’Arabie Saoudite, royaume monarchique rétrograde, adepte d’une législation mortifère et humiliante, société des pires inégalités, des femmes sans droit ni titre, des milliers de salariés surexploités constitue, au même titre que d’autre pays, les clients privilégiés de ce commerce de la mort.
Les ventes d’armes alimentent des théâtres d’opérations militaires où les factions extrémistes et mafieuses s’alimentent directement, étroitement liées qu’elles sont par des intérêts de pouvoir et d’argent avec des États ultra-conservateurs. Ces factions, quel que soit leur nom, sont dans la boucle de ce puissant marché international que la France, malheureusement, est l’un des tout premier à fournir et à entretenir.
Mais nous dira-t-on :
- C’est la condition du maintien de certains équilibres certes fragiles, au niveau mondial,
- C’est la condition pour les tenants d’un prétendu réalisme d’État que la France, comme d’autres puissances, préserve ses intérêts notamment dans l’approvisionnement en matières premières stratégiques, au premier rang desquelles les ressources énergétiques et le pétrole.
Bref, arme contre pétrole et, pour clore la démonstration, l’argument majeur de l’emploi mis en jeu… alors que, dans le même temps, par exemple, l’Émirat du Qatar, en contrepartie de l’achat de 24 avions Rafale, obtient que sa compagnie aérienne ait des droits de trafic supplémentaires en France, au détriment d’Air France qui poursuit ses milliers de suppressions de postes.
N’y a-t-il pas aujourd’hui, pour un pays comme la France, à s’interroger d’une tout autre manière, comme l’avait fait le Général de Gaulle, sur le rôle de notre pays dans ce monde sur les intérêts français et sur l’intérêt des Français à promouvoir, sur la politique industrielle et en particulier énergétique à impulser ?
N’y a-t-il pas aujourd’hui lieu de s’interroger sur la finalité du retour de militaires de l’Otan sur le sol français ?
Il ne s’agit pas de nier l’extrême complexité bien sûr de ces questions et de prétendre ou d’avoir la naïveté d’y apporter des réponses toutes faites.
Cependant, rien n’empêche d’avoir quelques convictions et quelques propositions comme tout simple citoyen.
Ainsi, la France ne peut-elle pas retrouver une place beaucoup plus singulière au sein de l’Organisation des Nations Unies, en y affirmant son indépendance plus marquée à l’égard d’autres grandes puissances qui aujourd’hui se dotent de gouvernements et d’administrations diplomatiques pour le moins préoccupantes pour la paix ?
De la même manière, en matière de commerce mondial, les différents traités libres échangistes, négociés dans le plus grand secret - qui sont autant d’outils pour tirer vers le bas les garanties sociales, sanitaires et environnementales - doivent être impérativement abandonnés.
Et j’en reviens à ce commerce de l’armement et à l’industrie militaire française.
N’y a-t-il pas matière à engager même partiellement une reconversion de cette filière et ce bien sûr sans nuire aux capacités de défenses de notre pays ?
C’est d’ailleurs ce que posent sans cesse les salaries de la SNPE de Bergerac.
Ces groupes industriels phares, au sein desquels l’État pourrait prendre une partie de la gouvernance, sont susceptibles de se tourner vers des productions civiles utiles pour notre pays et ses coopérations commerciales.
Qu’il s’agisse des moyens de transport comme le pose les cheminots de Périgueux, de l’appareillage médical, des machines-outils, des équipements pour l’eau et l’assainissement : il y a des chances considérables à saisir – au regard du haut niveau de formation et du très grand savoir-faire de ses salariés - pour qu’un tel appareil de production puisse progressivement muscler des filières industrielles civiles.
Et en même temps, si contrainte énergétique il y a, n’est-ce pas une opportunité majeure pour entreprendre une diversification progressive de nos sources d’approvisionnement, de même que de leurs natures ?
Il est en effet aujourd’hui acquis qu’il nous faut rentrer plus vite dans la nécessaire transition énergétique : la France, tout autant que les autres, est fragilisée par une dépendance énergétique reposant pour l’essentiel sur l’atome nucléaire.
Aussi ne serait-il pas judicieux :
- D’intensifier un développement économique plus respectueux des hommes et de leur environnement, ici dans notre pays, où il y a beaucoup à faire pour rendre plus sain, plus confortable l’habitat, les déplacements ou la gestion des ressources et des déchets ?
- Et ailleurs, dans le cadre de nos coopérations où il y a presque tout à faire, participer à un urbanisme décent, contribuer à la création des infrastructures de premières nécessités comme boire une eau potable ?
Oui, pourrait ainsi se dessiner une France consolidée, qui produirait autrement en tenant compte d’abord et avant tout de deux enjeux majeurs : les enjeux pacifistes et écologiques, deux piliers d’un projet national rassembleur.
Bien sûr, vis-à-vis d’une telle perspective dont je comprends fort bien qu’elle apparaisse utopique, n’y a-t-il pas tout de même quelques actions à initier ?
Tout d’abord, tout espoir vaut par lui-même et tout message humaniste également, sinon à quoi attribuerait-on la portée des paroles d’une autorité morale comme le Pape lorsqu’il réclame que les armes se taisent et que les intérêts de l’argent s’effacent au profit de celui des hommes ?
Dans ce que je me suis permis d’aborder ici, il y a un système, des groupes d’intérêts qui ont des noms, des résultats financiers et des stratégies de pouvoirs plus ou moins opaques.
Eh bien, il faut bien commencer à enrayer le système, diminuer les intérêts de ceux qui en tirent profit, mettre à disposition des choix citoyens ce que la richesse redistribuée pourrait permettre, rendre possible.
Dans mon propos, nul anathème contre les hommes, fussent-ils Princes ou Milliardaires, simplement l’application ferme et déterminée d’orientations démocratiquement validées, même avec les incertitudes sur leurs échecs ou leurs succès.
Ce qui pourrait au fond faire la différence en ces temps troublés, c’est d’être convaincu et de convaincre qu’il est naturel et humain de réunir les conditions pour que certains - en très petit nombre - en ce monde aient moins……
……et qu’il est suicidaire à l’échelle du vivant, que trop nombreux soient ceux qui ne puissent satisfaire aux besoins élémentaires de l’existence : boire, manger, se vêtir, se loger, travailler avec sa tête et ses mains, s’éduquer et se soigner.
Mes chers amis et camarades, je crois profondément à la justesse de tout cela et si je me suis permis de l’exprimer, c’est qu’il faut de l’espoir, tout particulièrement dans la période à venir et qu’ici, en Dordogne, avec ceux qui nous ont précédés, vous-même et bien au-delà, il se trouve que cet espoir en acte sait se manifester.
Voilà, chers amis, ce que nous voulons porter, débattre et enrichir dans les prochains mois avec le pays.
Ces objectifs pour notre pays, cette France en commun que nous appelons de nos vœux et de notre action sont le socle du rassemblement populaire, de la nouvelle majorité qui est désormais à construire, et qui sera notre objectif tout au long de cette année, avant, pendant et après les échéances électorales.
C'est donc indissociablement notre contribution à la campagne présidentielle dans laquelle nous sommes engagés pour appeler à voter Jean-Luc Mélenchon, et le pacte que nous proposons aux Français pour une nouvelle majorité parlementaire.
Le rassemblement auquel nous n’avons cessé d'appeler tout au long de l'année écoulée que nous voulons construire, reconstruire en 2017, est celui des forces vives de la gauche de ce pays. Cette gauche, nous savons ses forces immenses. Nous les savons aussi déboussolées. Nous voulons leur adresser un message de confiance et de sincérité.
Oui, nous rêvions mieux pour partir en campagne, un socle de rassemblement plus large encore. Nous avons pris acte, en responsabilité de cette situation, en décidant pour notre part de ne pas présenter de candidat alors que nous avions les moyens de le faire.
Nous lançons notre campagne en faveur du vote pour Jean-Luc Mélenchon avec cet objectif : élargir le rassemblement le plus loin possible, pour battre la droite, le Front national, éviter le drame d'un second tour Fillon-Le Pen et qualifier une véritable politique de gauche au second tour.
Et c’est possible, l’exemple du Meeting de Jeudi soir à Périgueux en est une démonstration forte.
La page de 2017, il nous revient à tous de l'écrire.
Pour nous, elle ne se clora pas le soir de l'élection présidentielle. Nous sommes déjà à pied d’œuvre pour présenter ou soutenir dans toutes les circonscriptions des candidats du rassemblement aux élections législatives.
Nous comptions annoncer nos candidatures en Dordogne aujourd’hui, mais la réflexion se poursuit.
Elle est en passe de déboucher rapidement, mais celle-ci a poussé à aller chercher des candidatures qui aient du sens, qui rassemblent large, voire au-delà de nos rangs. Et certaines étonneront, je n’en doute pas.
Candidatures que nous souhaitons paritaire en Dordogne, 2 femmes, 2 hommes.
Là encore, nous appelons au rassemblement.
Rien, aucune division, ne doit entraver l'élection de ces députés. Les travailleurs en auront tant besoin demain.
Nous avons pris nos responsabilités, à chacun de prendre les siennes. Dans l'intérêt du rassemblement commun.
C’est l’appel que je lancerai de nouveau ce début de semaine pour une rencontre des forces de la France Insoumise et du Front de gauche dans notre département.
Et aux femmes et aux hommes qui regardent aujourd'hui du côté de la primaire socialiste, voire qui y participent, qui sont en recherche et en attente d’une alternative à gauche, je dis :
« Nous restons disponibles, ouverts, car le chemin de la reconstruction alternative sera long, et nous ne négligerons aucune possibilité de le faire progresser. Nous ne voulons pas injurier l’avenir, vous recherchez une voie à gauche, pas celle de Macron, pas celle de Hollande et de Valls qui nous ont trahis ! nous sommes à la disposition de ce chantier de reconstruction d’une gauche de combat, de proposition, ouverte sur la démocratie, sur une 6ème république»
Voilà, nous n'attendons plus, nous sommes en campagne, avec l'ambition qu'exige la période.
Dans cette campagne électorale mêlée, présidentielle et législatives, nous voulons permettre la mobilisation, la construction, l'action autour de solutions concrètes pour répondre tout autant aux grands défis de la société qu'aux besoins et aspirations quotidiennes. C'est une campagne de terrain que nous lançons, en déployant dans le concret notre conception de l'union.
C'est ainsi que le Parti communiste entend agir, à la présidentielle pour le vote Jean-Luc Mélenchon et aux élections législatives avec nos candidates et candidats, et celles et ceux que nous soutiendrons.
oOo
Mesdames, messieurs, chers amis, chers camarades,
Je sais, beaucoup d’amis, de concitoyens se désespèrent.
Sachez que pour ma part, je ne désespère pas.
Je ne désespère surtout pas de la France, de notre département.
Nous avons de grandes richesses.
Nous avons de grandes diversités.
Nous sommes un grand et beau pays.
Et j’ai confiance en nous.
Je sais bien que notre histoire est faite de ces longs moments d’abattements, qui succèdent à quelques éclairs rapide de génies.
Mais bon ! Nous y arrivons assez souvent, à nous sortir des situations difficiles.
Bon ! Avec les élections le bal des promesses est commencé.
On nous promet beaucoup de choses ; sang et larmes pour certains.
Je veux bien donner mon sang ; mais à la croix rouge.
Grands bonheurs pour d’autres.
Pour la Dordogne, en conclusion, je vous suggère honnêtement une seule question.
En tout cas, parmi celle que nous, que vous vous posez.
La question à mes yeux qui fera nos choix, qui sera la réponse à cette question simple, qui sera encore à nos côtés, encore à nos côtés au lendemain de l’élection.
C’est pour moi la question principale que j’ai abordé en début de mon propos.
Mes chers amis, mes chers camarades, dans les moments d’instabilité que nous connaissons depuis quelques milliers d’années dans l’histoire des hommes… et des femmes ;
• la 1ère réaction est toujours la violence,
• la 1ère réaction est toujours de chercher auprès de soi ; l’ennemi, le bouc émissaire, celui qu’il s’agit de battre ou de tuer, ; ou d’humilier pour résoudre ses problèmes.
Fort heureusement, toutes et tous ici savons que cela ne mène à rien.
Ici nous savons que le problème est au fond tout simple.
Depuis quelques dizaines d’années, maintenant, à l’échelle du monde, de grandes entreprises se sont formées ; de grands marchés financiers, de grandes banques… qui ont désormais un pouvoir supérieur aux états dans bien des domaines.
Savez-vous que le taux d’imposition en France, de Google ; de Facebook ; d’Amazone…. C'est-à-dire les 3 sites qui ont le chiffre d’affaire le plus important ; est inférieur, et de très loin, à celui d’un artisan qui travaille sur le territoire national ?
C'est-à-dire, en d’autres termes, ceux qui aujourd’hui prennent l’essentiel de la richesse, paye une imposition inférieure à 5% ; inférieure à 1% en France pour Facebook … alors que nos artisans, nos commerçants, nos entreprises présentes sur le sol national, payent entre 30 et 35% d’impôts ?
Que faut-il en conclure ?
J’en conclue pour ma part, qu’il ne faut pas baisser tout le monde, notamment au niveau de Google ou Facebook ou autres entreprises du CAC 40 ou multinationales en France ; car ce serai la mort de l’état, de nos services publics, de notre capacité à vivre en commun et de financer les services essentiels dont la santé.
J’en conclue pour ma part ; que la démocratie, vous toutes et tous, des millions d’hommes et de femmes, citoyens de la république ; qu’ils soient en France ou partout en Europe, doivent avoir par leurs votes, plus de pouvoir que quelques poignées de personnes.
Il faut faire respecter la loi.
Il faut se donner les moyens pour faire respecter la loi.
Et le rôle d’un grand pays comme la France, est à mon sens, à l’échelle de l’Union Européenne, de permettre qu’à nouveau, nous soyons respectés.
Alors ce qui me fait espérer,
Ce qui me fait chaque jour me lever avec bonne humeur,
C’est que j’ai la conviction profonde, que les forces de l’humanisme, que les forces de la raison, que les forces d’une certaine idée de la France aussi, de notre vie en commun ; seront plus fortes, que les forces qui veulent nous opposer et faire de nous un pays divisé.
C’est en tout cas ce que je souhaite en 2017 pour l’avenir de notre pays, de notre département ; à nouveau de meilleur.
J'ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à la division, aux régressions sociales et humaines.
J'ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à une gauche dispersée, « façon puzzle » assistant, impuissante, aux triomphes des « tontons flingueurs » de la droite extrême et de l’extrême droite.
J'ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à choisir entre le bâillon pour la bouche, ou pour la main le clou , comme le chantait Louis Aragon, dans ce si beau poème en hommage au poète espagnol Federico Garcia Lorca…
J'ai la conviction que nous aurons encore et toujours besoin d'un grand parti communiste, pour donner de la voix aux classes populaires, pour les aider à porter jusqu'aux plus hautes responsabilités de l’État ce qu'elles savent produire de meilleur, pour tenir la gauche debout quand tant de forces veulent la rayer de la carte.
Notre parti agit pour l'intérêt du pays, l'intérêt général, parce qu'il est un parti où ses adhérentes et adhérents, des salariés de toutes conditions, disposent de la parole et décident démocratiquement de ses choix, et qui n'a aucune chance de se mettre au service exclusif d'une ambition personnelle.
Nous venons de faire la démonstration que les communistes, organisés en parti, peuvent réfléchir, mener de rudes débats, et en trancher en restant unis et dans un climat fraternel.
Notre parti a fait preuve d'une maturité, d'une honnêteté, d'une intelligence collective aujourd'hui hélas peu courante dans le monde politique.
Notre parti fait preuve de sa capacité à se renouveler, à rajeunir, à se doter de nouvelles et nouveaux dirigeants.
Il y met les moyens de sa force organisée, de la formation de ses cadres, de sa jeunesse ; j’en profite pour saluer les jeunes communistes qui sont en train de se reconstituer dans le département.
C’est d’ailleurs avec une pointe d’émotion que je dis cela, avec un sentiment de travail accompli, certes pas encore abouti, car l’évolution de la société continuera à nous donner obligation d’évoluer nous même.
Oui un sentiment de travail accompli, au moment où je prononce ce dernier discours de vœux pour la fédération, au moment où je m’apprête à laisser la place dans le courant de l’année.
Laisser la place sans amertume, sans regret, bien au contraire, parce que confiance en l’avenir.
Voici pourquoi je suis fier de ce parti qui vient de souffler ses 96 bougies et prépare déjà, pour très bientôt ses 100 printemps.
Oui, en ces premiers jours de 2017, c'est donc mon message, notre message pour le combat, pour vivre dignement tout simplement.
Alors, c'est avec conviction et confiance que je vous dis : « Ensemble, en 2017, allons au-devant de la vie ! »
Bonne année, bonne santé, de la réussite dans nos combats communs et surtout… du bonheur à tous les étages.

 

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